Je l’ai beaucoup attendu et il a enfin eu lieu : le stage de gravure de sceaux chinois avec Alain Korkos ! Et c’était super !
Vous pouvez aller lire sur le blog d’Alain sa préparation de l’atelier.
L’atelier s’est passé dans une super ambiance (bon, il faut dire qu’il n’y avais quasiment que des amies d’Alain et qu’une poignée se connaissaient entre elleux). Nous étions dans un salon, avons échangé joyeusement, écouter Alain religieusement (ou presque !), partagé un repas improvisé… Une chouette journée où j’ai surtout pu me délecter du savoir partagé 🙂
fú (bonheur, bénédiction)
Si nous avons eu des informations théoriques (histoire, principes, matériel, etc.), nous avons assez rapidement plongé dans la pratique et commencé à tracer l’idéogramme fú – 福 ; bonheur, bénédiction.
Pour en savoir plus sur le caractère fú : Le Fú 福 de Kangxi.
Alain avait préparé trois écritures différentes parmi lesquelles nous pouvions choisir. Si la troisième pouvait être un choix stratégique car plus difficile et donc un meilleur entraînement pour l’après-midi, j’avais une préférence esthétique pour la première ; ça a donc été mon choix.

Les trois sceaux exemples.
Ça vous paraît différent du caractère 福 ? C’est parce que pour les sceaux, on utilise des écritures anciennes. Ce caractère étant lié aux bénédictions qu’on vient chercher au temple, il a été forgé à partir de l’image d’une amphore qu’on amène au temple.

Le matériel pour graver :
- une pierre (polie à l’aide d’un papier de verre très fin)
- un burin
- un étau (un mini-étau trop mimi !)
- et notre talent… relatif ! 😀
Sceau traduisant l’état d’esprit
L’après-midi, nous avons pu attaquer le deuxième sceau.

Gâté·es que nous étions, nous avons pu choisir, à l’avance, un mot qui nous collait à notre état d’esprit actuel et, pour chaque participant·e, Alain avait fait trois propositions, chacune dans un style différent.
J’ai même eu le droit de travailler encore un peu sur la mienne, ayant choisi un style moderne qui permet des libertés, celui de Qi Baishi – 齐白石 (oui, je mets son nom en idéogrammes chinois et oui, c’est juste pour la frime parce que c’est beau !)
Voici donc les deux sceaux avec lesquels je pourrais fièrement signer mes dessins, croquis, chèques, post-il laissés sur le frigo, lettres de menaces anonymes…
Bon, peut-être pas tout ça mais j’ai envie de les utiliser partout ! J’ai bien sûr commencé par les utiliser sur les pages de croquis du jour du stage.


Merci aux autres personnes présentes ce jour-là et merci à Alain pour cette belle journée bien riche !
Vous pouvez aller lire les articles d’autres participantes :


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