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	<title>poème &#8211; Delphine à l&#039;atelier</title>
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	<description>De mon atelier à vos émotions</description>
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	<title>poème &#8211; Delphine à l&#039;atelier</title>
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		<title>Les textes, le sens, la calligraphie</title>
		<link>https://delphine-atelier.com/blog/textes-sens-calligraphie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Aug 2018 11:28:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Avoir un texte à calligraphier est un vrai enjeu pour moi puisque c&#8217;est la base même de mes peintures. Et il ne s’agit pas de prendre un texte au hasard et d&#8217;en faire un prétexte à la peinture. Le texte doit être porteur de sens pour moi et, ensuite, je le calligraphie. C&#8217;est comme ça [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-1927" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2018/08/ce-matin-dans-les-nuages-vignette-600x170.jpg" alt="" width="600" height="170" />Avoir un <strong>texte à calligraphier</strong> est un vrai enjeu pour moi puisque c&rsquo;est la base même de mes peintures. Et il ne s’agit pas de prendre un texte au hasard et d&rsquo;en faire un prétexte à la peinture. Le texte doit être <strong>porteur de sens pour moi</strong> et, ensuite, je le calligraphie. C&rsquo;est comme ça que me l&rsquo;a transmis <a href="http://zenker.fr/esprit-calligraphie.php">Shinta Zenker</a>, qui m&rsquo;a enseignée la calligraphie, et c&rsquo;est comme ça que je le ressens.</p>
<p>Je vous l&rsquo;ai déjà raconté, pour <a href="https://delphine-atelier.com/2017/07/01/ou-trouver-de-beaux-textes/">trouver des textes à calligraphier</a>, je vais piocher dans mes livres préférés. Et sinon, je suis tributaire du hasard des mes lectures, de mes rencontres.<span id="more-1764"></span></p>
<p>J&rsquo;ai, par exemple, découvert la <a href="http://victorugo.blogspot.fr/2013/06/jean-lahor-chanson-triste.html">Chanson triste</a> – qui est certes triste mais <strong>pleine d&rsquo;amour et d&rsquo;espoir </strong>– en assistant à un concert (que je n&rsquo;aurais pas choisi d&rsquo;aller voir !) Et bien ce texte est venu rejoindre mon « coffre à textes » et je vais souvent le calligraphier, à mon avis.</p>
<figure id="attachment_1841" aria-describedby="caption-attachment-1841" style="width: 407px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://delphine-atelier.com/2018/06/05/tant-de-tendresse/"><img decoding="async" class="wp-image-1841 size-medium" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180417_202131-wm-407x500.jpg" alt="" width="407" height="500" /></a><figcaption id="caption-attachment-1841" class="wp-caption-text">Tant de tendresse &#8211; « Et dans tes yeux pleins de tristesse, Dans tes yeux alors je boirai Tant de baisers et de tendresse Que peut-être je guérirai. » – Chanson triste, Jean Lahor (Henri Cazalis)</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ayant un moment de libre lors de l&rsquo;accrochage d&rsquo;une exposition dans une librairie, j&rsquo;ai feuilleté des livres et suis tombée sur plusieurs phrases qui m&rsquo;ont interpelée dans un livre, hop, j&rsquo;ai acheté « <span class="b_title"><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/651110-tu-es-mon-amour-depuis-tant-d-annees-nancy-huston-thierry-magnier?affiliate=solips">Tu es mon amour depuis tant d’années</a></span> ».</p>
<p>Pour autant, je n&rsquo;ai encore rien calligraphié à partir de ce livre et finalement très peu à partir de la Chanson triste.</p>
<p>Ça a été différent pour les textes d&rsquo;<a href="http://ecritsannejullien.blogspot.fr/">Anne Jullien</a>. Je ne connais pas Anne mais nous avons une connaissance commune qui m&rsquo;a donné le lien vers son site.  Je suis allée les lire, pour voir, et, en quelques pages lues, j&rsquo;ai pu cueillir deux premières phrases. Dès le lendemain, l&rsquo;une des deux m&rsquo;a inspirée une peinture.<br />
Je sais que la deuxième va prendre encore du temps à être calligraphiée à son tour &#8230;tellement elle me plaît !</p>
<figure id="attachment_1920" aria-describedby="caption-attachment-1920" style="width: 600px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-1920 size-medium" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2018/08/ce-matin-dans-les-nuages-600x424.jpg" alt="" width="600" height="424" /><figcaption id="caption-attachment-1920" class="wp-caption-text">« <a href="https://delphine-atelier.com/2018/08/14/ce-matin-dans-les-nuages/">Ce matin, dans les nuages, des pétales de roses</a> » Anne Jullien – Ciels</figcaption></figure>
<p>Il y a plus d&rsquo;un recueil de poèmes d&rsquo;Anne que je n&rsquo;ai pas encore lu, je vais assurément continuer ma lecture et peut-être trouver d&rsquo;autres pépites qui me parleront.</p>
<p>Ils viendront alors rejoindre ce « <strong>coffre à textes</strong> » dont j&rsquo;ai parlé. On y trouve des inspirations du moment, qu&rsquo;éventuellement je ne calligraphierai plus, des textes qui reviennent me parler de temps en temps, des cueillettes dont je ne ferai peut-être rien. Mais aussi, des textes dont je ne me lasserai jamais (<a href="https://delphine-atelier.com/2017/03/11/el-desdichado/">El Desdichado</a>, par exemple).</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-961" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2017/02/jesuisletenebreux3-600x410.jpg" alt="" width="600" height="410" /></p>
<p>Après mes « classiques », après les rencontres au hasard, une troisième source de texte est l&rsquo;<strong>inspiration</strong>. De plus en plus, je calligraphie un texte qui m&rsquo;est venu en tête. Ça a par exemple été le cas pour <span class="arial-12-bleu">« </span><a href="https://delphine-atelier.com/2016/12/18/avec-les-briques-des-murs/">Alors, avec les briques des murs, nous ferons des chemins</a><span class="arial-12-bleu"> »</span> ou pour <span class="arial-12-bleu">« </span><a href="https://delphine-atelier.com/2018/06/05/d-une-etincelle/">d&rsquo;une étincelle faire un feu infini</a><span class="arial-12-bleu"> »</span>.</p>
<figure id="attachment_334" aria-describedby="caption-attachment-334" style="width: 600px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-334 size-medium" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_3860-wm-600x431.jpg" alt="" width="600" height="431" /><figcaption id="caption-attachment-334" class="wp-caption-text">Alors avec les briques des murs nous ferons des chemins</figcaption></figure>
<p>C&rsquo;est probablement les phrases du livre des <a href="https://delphine-atelier.com/2017/11/08/le-retour-des-petits-moines/">Petits moines</a> qui m&rsquo;ont donné l&rsquo;impulsion (même si l&rsquo;exercice était différent : j&rsquo;avais une œuvre graphique sous les yeux et j&rsquo;écrivais la phrase qui allait avec). Mais j&rsquo;ai découvers, à cette occasion, un autre moyen d&rsquo;expression pour moi : ces petites pensées. Cela a grand ouvert une porte qui n&rsquo;était qu’entrebâillée : au moment de transmettre une impression, je n&rsquo;ai pas que ma réserve de textes à disposition, je peux aussi aller chercher les mots en moi.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-254" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2016/12/double-page-600x275.jpg" alt="" width="600" height="275" /></p>
<p>La calligraphie n&rsquo;est pas, dans ma pratique, une fin en soi. C&rsquo;est un moyen d&rsquo;expression qui me correspond. Les textes sont ce qui va donner le sens. Ils répondent à la direction que je souhaite prendre et, à mon tour, j&rsquo;essaye de me mettre à leur service pour créer une impression cohérente, qui répond à mon intention première.</p>
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		<title>Les haïkus</title>
		<link>https://delphine-atelier.com/blog/les-haikus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Nov 2017 08:22:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[haïku]]></category>
		<category><![CDATA[poème]]></category>
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					<description><![CDATA[D&#8217;origine japonaise, le haïku est un petit poème extrêmement bref visant à dire et célébrer l&#8217;évanescence des choses (1). Souvent, il est lié à la nature et au cycle des saisons. Sa construction est très codifiée. Pour ma part, ne lisant pas le japonais couramment, je dois me contenter des traductions. Elles doivent nécessairement être [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-1366" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2017/11/nepossedantrien_detail-600x154.jpg" alt="" width="600" height="154" /></p>
<p>D&rsquo;origine japonaise, le haïku est <em>un <strong>petit poème extrêmement bref</strong> visant à dire et célébrer l&rsquo;évanescence des choses</em> (1). Souvent, il est lié à la nature et au cycle des saisons. <span id="more-1334"></span>Sa construction est très codifiée. Pour ma part, ne lisant pas le japonais couramment, je dois me contenter des traductions. Elles doivent nécessairement être très complexes à réaliser car il faudrait réussir à traduire l&rsquo;esprit et la musicalité en cherchant à respecter le rythme.</p>
<p>Malgré cette distance, je me suis régalée dès que j&rsquo;ai découvert les haïkus. En effet, ils font souvent état de <strong>choses simples, qu&rsquo;on oublie de regarder ou auxquelles on ne semble pas accorder d&rsquo;importance</strong>. La brise, une herbe, de l&rsquo;eau, un animal, le ciel… sont autant de sujet que je retrouve avec plaisir dans ces petits poèmes.</p>
<p>Une autre chose qui me séduit particulièrement dans les haïkus, est l&rsquo;humour qu&rsquo;on y trouve (ou que j&rsquo;y trouve ?) Je trouve que c&rsquo;est souvent plein de <strong>clins d’œil, d&rsquo;amusement, quitte à renoncer</strong>.</p>
<figure id="attachment_1358" aria-describedby="caption-attachment-1358" style="width: 330px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1358" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2017/11/IMG_6962-wm-1-600x461.jpg" alt="" width="330" height="254" /><figcaption id="caption-attachment-1358" class="wp-caption-text">« Le voleur<br />m&rsquo;a tout emporté, sauf<br />la lune qui était à ma fenêtre » – Moine Ryôkan</figcaption></figure>
<figure id="attachment_1359" aria-describedby="caption-attachment-1359" style="width: 330px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1359" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2017/11/IMG_6978-wm-1-600x427.jpg" alt="" width="330" height="235" /><figcaption id="caption-attachment-1359" class="wp-caption-text">« Même en fantôme<br />j&rsquo;aurai plaisir à fouler<br />les prairies de l&rsquo;été » – Poème inscrit sur la tombe de Hokusai<br />Exercice fait en stage en juillet 2014</figcaption></figure>
<p>Ils rejoignent facilement les textes qui m&rsquo;inspire et que je cherche à mettre en lumière, à calligraphier.</p>
<p>Le premier haïku que j&rsquo;ai calligraphié était un de Bashō, un des plus grand maître du haïku (mais ça, je ne le savais pas).</p>
<figure id="attachment_1360" aria-describedby="caption-attachment-1360" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1360" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2017/11/IMG_6968-wm-1-600x456.jpg" alt="" width="300" height="228" /><figcaption id="caption-attachment-1360" class="wp-caption-text">« La fraîcheur j&rsquo;en fais ma demeure et m&rsquo;assoupis » – Bashō</figcaption></figure>
<p>Enthousiaste, j&rsquo;ai même écrit mon propre « haïku ». Je prends des précautions en utilisant le mot car je n&rsquo;ai jamais appris quel est le rythme exact à respecter, ni même les règles. Je l&rsquo;ai écris plus dans l&rsquo;idée de me faire plaisir et de m&rsquo;amuser, moi aussi, d&rsquo;<strong>une sensation simple lié aux éléments et à la nature</strong>.</p>
<figure id="attachment_1361" aria-describedby="caption-attachment-1361" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1361" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2017/11/IMG_6976-wm-1-600x451.jpg" alt="" width="300" height="226" /><figcaption id="caption-attachment-1361" class="wp-caption-text">L&rsquo;herbe mouillée mes pieds nus – je rigole</figcaption></figure>
<p>Depuis, de temps en temps, j&rsquo;ose piocher parmi ces petites pépites que j&rsquo;adore et j&rsquo;en calligraphie quelques-uns.</p>
<figure id="attachment_1341" aria-describedby="caption-attachment-1341" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1341" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2017/11/dans-le-prunier-blanc-377x500.jpg" alt="" width="300" height="398" /><figcaption id="caption-attachment-1341" class="wp-caption-text">« Dans le prunier blanc<br />la nuit désormais<br />se change en aube » – Buson Yosa</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_1362" aria-describedby="caption-attachment-1362" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1362" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2017/11/IMG_6972-wm-1-600x433.jpg" alt="" width="300" height="217" /><figcaption id="caption-attachment-1362" class="wp-caption-text">« Dans la clarté matinale je sème des graines avant de partir en voyage »</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_1363" aria-describedby="caption-attachment-1363" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1363" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2017/11/IMG_6974-wm-1-365x500.jpg" alt="" width="300" height="412" /><figcaption id="caption-attachment-1363" class="wp-caption-text">« Rien d&rsquo;autre aujourd&rsquo;hui<br />que d&rsquo;aller dans le printemps<br />Rien de plus » – Yosa Buson</figcaption></figure>
<p>Bien sûr, j&rsquo;ai acheté des livres sur le sujet. Il y en a un que j&rsquo;ai préféré – et de loin. Je vous le recommande chaudement car je trouve qu&rsquo;il explique merveilleusement bien l&rsquo;esprit pourtant « évanescent » des haïkus (ou, du moins, ce que moi j&rsquo;aime y trouver) :</p>
<p><a href="https://www.editionslibretto.fr/catalogue/fourmis-sans-ombre/">Fourmis sans ombre : le livre du haïku</a>, anthologie-promenade par Maurice Coyaud, éditions libretto.(<a href="https://www.leslibraires.fr/livre/14101-fourmis-sans-ombre-le-livre-du-haiku-antholo--maurice-coyaud-libretto?affiliate=solips">L&rsquo;acheter chez un libraire indépendant</a>)</p>
<p>(1) <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ha%C3%AFku">Wikipédia – Haïku</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>El Desdichado</title>
		<link>https://delphine-atelier.com/blog/el-desdichado/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Mar 2017 08:54:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce sonnet revêt pour moi une importance particulière. Il est comme un écho en poésie à ma démarche autour des lettres. Écrit par Gérard de Nerval au 19e siècle, ce poème est de ceux qu&#8217;on étudie en classe, notamment durant des études littéraires. Et c&#8217;est ainsi que je l&#8217;ai découvert. Notre professeur a commencé par [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_959" aria-describedby="caption-attachment-959" style="width: 600px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-959 size-medium" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2017/02/jesuisletenebreux1-600x107.jpg" alt="" width="600" height="107" /><figcaption id="caption-attachment-959" class="wp-caption-text">Cette peinture &#8211; à l&rsquo;encre, au stylo, à l&rsquo;eau de javel et tout ce qui me tombait sous la main &#8211; est une des première que j&rsquo;ai faite de ce poème. Elle date de janvier 1998.</figcaption></figure>
<p>Ce sonnet revêt pour moi une importance particulière. Il est comme un écho en poésie à <a href="https://delphine-atelier.com/demarche-artistique/">ma démarche</a> autour des lettres.</p>
<p><span id="more-594"></span></p>
<p>Écrit par <strong>Gérard de Nerval</strong> au 19e siècle, ce poème est de ceux qu&rsquo;on étudie en classe, notamment durant des études littéraires. Et c&rsquo;est ainsi que je l&rsquo;ai découvert. Notre professeur a commencé par nous lire le poème – et la magie a opéré sur moi. Je me suis d&rsquo;abord laissée bercer par la voix de l&rsquo;enseignante, puis, rapidement, la musicalité du poème. Mais surtout, ce sont les mots qui m&rsquo;ont enivrée : je ne comprenais rien ! Mais j&rsquo;étais sous le charme.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-957" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2017/02/jesuisletenebreux2-600x400.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p>J&rsquo;ai aimé ce poème pour l&rsquo;impression qu&rsquo;il m&rsquo;a donné, celle d&rsquo;une poésie au-delà du sens.</p>
<p>J&rsquo;ai repensé à ce sonnet, quelques années après, au cours de mes études d&rsquo;arts plastiques, au moment où je jouais avec les lettres et l&rsquo;écriture.<br />
En effet, je travaillais sur la <strong>disparition du sens au profit du signe graphique</strong>. J&rsquo;utilisais parfois des alphabets que je ne connaissais pas pour comprendre les moins possibles les lettres ; je retournais ma propre écriture (un peu alambiquée parfois) pour la voir sous un jour nouveau, sans mot à lire mais avec des traces à suivre.<br />
Rapidement, j&rsquo;ai utilisé le texte de de Nerval comme parallèle : dans les deux cas, je ne cherchais pas la compréhension « objective » mais <strong>un message qui passait par ailleurs, par du ressenti</strong>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-960" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2017/02/jesuisletenebreux4-600x354.jpg" alt="" width="600" height="354" /></p>
<p>Je n&rsquo;ai d&rsquo;ailleurs jamais chercher à comprendre ce poème que j&rsquo;utilise encore très souvent dans mes productions calligraphiques.</p>
<p>Et pour que vous puissiez vous aussi vous laisser bercer par le poète :</p>
<blockquote><p><em>El Desdichado</em></p>
<p>Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé,<br />
Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie :<br />
Ma seule Étoile est morte, – et mon luth constellé<br />
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.</p>
<p>Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m’as consolé,<br />
Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,<br />
La fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé,<br />
Et la treille où le Pampre à la Rose s’allie.</p>
<p>Suis-je Amour ou Phébus ?… Lusignan ou Biron ?<br />
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;<br />
J’ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène…</p>
<p>Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron :<br />
Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée<br />
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.</p></blockquote>
<p>Gérard de Neval – Les Chimères</p>
<p><figure id="attachment_944" aria-describedby="caption-attachment-944" style="width: 600px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-944" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2014/04/IMG_4583-wm-1-600x436.jpg" alt="" width="600" height="436" /><figcaption id="caption-attachment-944" class="wp-caption-text"><a href="https://delphine-atelier.com/2014/04/21/je-suis-le-tenebreux-le-veuf-linconsole/">Je suis le Ténébreux [Mis en vente]</a></figcaption></figure><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-961" src="http://delphine-atelier.com/wp-content/uploads/2017/02/jesuisletenebreux3-600x410.jpg" alt="" width="600" height="410" /></p>
<p>Voir aussi : <a href="https://delphine-atelier.com/demarche-artistique/">Démarche artistique</a></p>
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